mercredi 8 juillet 2009

Greenpeace dépose un iceberg de 16 mètres sur la Seine

Paris, France - A la veille du sommet du G8 qui s'ouvrira demain en Italie, l'association écologiste Greenpeace a installé un iceberg sur la Seine afin de rappeler à Nicolas Sarkozy l'urgence de la lutte contre le réchauffement climatique.


Avec dix autres ONG écologistes, humanitaires ou de défense des droits de l'Homme, Greenpeace appelle les Français à signer un "ultimatum climatique" adressé à Nicolas Sarkozy, espérant ainsi récolter au moins un million de signatures.

A cinq mois du Sommet de Copenhague, il revient aux pays les plus industrialisés et les plus pollueurs de "trouver une voie de sortie à la crise climatique annoncée" a déclaré Pascal Husting, directeur de Greenpeace France, avant de déplorer les promesses selon lui non tenues du président français. "Nicolas Sarkozy, qui multiplie les discours incantatoires et se targue d'être le champion de la lutte contre le dérèglement climatique, n'a toujours pas fait la preuve de sa volonté politique à faire face à la crise climatique" estime-t-il.

Le sommet qui se tiendra à L'Aquila, en Italie, accueillera le G8 élargi à une quarantaine d'autres États et organisations. Jeudi, la question du climat sera au centre d'une réunion du forum des économies majeures qui regroupe 17 pays dont la Chine et l'Inde, deux pays que l'Italie espère pouvoir convaincre d'accepter l'objectif particulièrement ambitieux d'une réduction de 50% des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050.

jeudi 28 août 2008

Accra, des progrès sur le climat et la déforestation

Accra, des progrès sur le climat et la déforestation. Cette réunion sur le changement climatique avait pour objectifs d’échanger sur les futurs objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et un futur traité censé succéder au protocole de Kyoto. L'ONU parle d'avancées significatives au niveau du climat et de la déforestation.

A Accra, au Ghana, une réunion menée sous l’égide de l’ONU sur le climat et la déforestation, en prévision du grand sommet de Copenhague en 2009, s’est déroulée du 21 août au 27 août. Cette réunion de négociations sur le changement climatique sous l’égide de la Convention des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC), a rassemblé plus de 1600 participants en provenance de 160 pays.

Cette réunion sur le changement climatique avait pour objectifs d’échanger sur les futurs objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et un futur traité censé succéder au protocole de Kyoto. Selon l’ONU, des avancées significatives sont à noter au niveau du climat et de la déforestation.

Le dernier cycle de négociations sur les changements climatiques s’est achève à Accra, au Ghana. Yvo de Boer, Secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), a qualifié cette réunion de « très encourageante. »

mardi 29 juillet 2008

Cuil Un nouveau moteur de recherche qui veut concurencer Google

Un champ de recherche sur un simple fond noir. Cuil, le nouveau moteur de recherche, lancé lundi 28 juillet, utilise la même sobriété que son concurrent, le leader mondial Google.
Mais autoproclamé "plus gros moteur du monde", Cuil suscite déjà, comme son illustre prédécesseur, l'effervescence médiatique. Certainement parce que trois de ses fondateurs, Anna Patterson, Russell Power et Louis Monier, sont d'anciens cadres de Google et des spécialistes de la recherche sur Internet. Le quatrième, Tom Costello, PDG de Cuil, est quant à lui un ancien employé d'IBM.

Selon les fondateurs Cuil, du mot gaélique signifiant "connaissance", dispose de plusieurs avantages techniques pour se distinguer de Google.

Tout d'abord, plus de 120 milliards de pages seraient indexées sur les serveurs de l'entreprise, ce qui correspondrait, selon les promoteurs de Cuil, à trois fois plus que Google. De telles affirmations laissent toutefois perplexes des experts comme Danny Sullivan, créateur du site Search Engine Land. "Je n'ai jamais entendu parler du fait que Google indexe 40 milliards de documents", explique-t-il dans un article, précisant que "même si Cuil est plus gros que Google, cela ne signifie pas que le moteur est plus pertinent". De fait, en tapant quelques mots-clés sur le nouveau moteur, l'internaute peut être surpris par le manque de pertinence des résultats obtenus, malgré un mode d'affichage plus attrayant, sur trois colonnes, et des suggestions de liens par mots-clés.

Cuil utilise également un nouveau système de référencement, qui n'est pas tant basé sur la popularité d'une page que sur le contenu. Les créateurs du nouveau site entendent ainsi répondre à une critique récurrente de Google, selon laquelle le référencement des pages est artificiel. Mais là encore, Danny Sullivan démontre que Cuil classe également ses résultats en fonction des liens qui renvoient vers chaque page. Les créateurs de Cuil avancent enfin que leur site est plus respectueux de la vie privée que Google, car il ne conserve pas l'historique de recherche des internautes avec leur adresse IP. Mais jusqu'à présent, les considérations sur la vie privée n'ont pas dissuadé les internautes, qui plébiscitent massivement Google.

mardi 15 juillet 2008

Un explorateur veut rejoindre le pôle Nord en kayak mais espère échouer

LONDRES (AFP) - L'aventurier et explorateur britannique Lewis Gordon Pugh a annoncé mardi à Londres qu'il tenterait cet été de rejoindre le pôle Nord en kayak, un exploit qui pourrait être rendu possible pour la première fois cette année en raison du réchauffement climatique.

En théorie, "ça ne devrait pas être possible", a expliqué à l'AFP ce défenseur de l'environnement, en présentant son projet à la presse sur les bords de la Tamise à Londres.

"Mais ça pourrait bien le devenir cette année", a-t-il ajouté, alors que des spécialistes ont prédit que le pôle Nord pourrait être momentanément libéré des glaces cet été, un fait sans précédent, symptomatique du recul de la banquise sous l'effet du réchauffement climatique.

"J'espère ne pas pouvoir aller jusqu'au bout, un échec serait synonyme de succès pour cette expédition", a poursuivi l'aventurier de 38 ans.

Lewis Gordon Pugh, nageur de l'extrême dont les plongeons dans les eaux glacées du pôle Nord lui ont valu le surnom d'"ours polaire humain", envisage d'entamer son périple le 29 août prochain. Il partira des îles Svalbard (Norvège) à bord de son kayak et compte mettre au moins deux semaines pour parcourir les quelque 1.200 km d'océan Arctique qui le sépareront du pôle Nord, en se faufilant dans les failles de la glace.

Objectif affiché de cette expédition baptisée "Projet de défense du pôle": "montrer au monde ce qui se passe" à cause du réchauffement climatique, a-t-il expliqué.

"Ce qui me perturbe, c'est qu'on l'a vu venir", a-t-il commenté. "Nos dirigeants le savaient depuis longtemps et ils ont tergiversé sans rien faire. On doit maintenant insister pour qu'ils agissent parce que quand l'Arctique fondra, cela aura des conséquences pour chacun d'entre nous".

Lewis Gordon Pugh sera suivi par un bateau d'assistance. Pour autant, les risques sont nombreux, du chavirage au coup de froid en passant par les attaques de morses.

Ces animaux "peuvent être très dangereux, un coup de pagaie ne leur ferait pas grand-chose, ils peuvent vous blesser", relève-t-il.

Paradoxalement, les ours polaires lui font moins peur: ils rêveraient sans doute de le dévorer, mais il sait qu'il peut les semer facilement avec son kayak.

vendredi 11 juillet 2008

Accord Google/bibliothèque de Lyon : le président de la BNF se dit « serein »

Le président de la Bibliothèque nationale de France (BNF), Bruno Racine, a accueilli le 11 juillet de manière "sereine" l'accord attendu entre le groupe internet Google et la municipalité de Lyon sur la numérisation du fonds ancien de la bibliothèque municipale. Cet accord, qui devait être approuvé le 11 juillet par le conseil municipal de Lyon, "ne change rien en ce qui concerne la BNF et ses programmes", a-t-il ajouté (lire la Gazette des communes du 7 juillet, p. 15).
"Le contexte n'est plus du tout celui d'il y a deux ans", a souligné Bruno Racine. "La BNF est engagée dans une numérisation massive de ses fonds patrimoniaux et, d'autre part, le projet de bibliothèque numérique européenne est maintenant lancé de façon irréversible", a-t-il expliqué.

Le risque du monopole
Jean-Noël Jeanneney, prédécesseur de Bruno Racine à la présidence de la BNF, avait mis en garde en 2006 contre le projet de Google de créer une sorte de bibliothèque universelle en numérisant massivement des livres, disponibles ensuite sur internet. Il s'inquiétait de "la rencontre entre le souci affiché de servir l'humanité et les intérêts" de Google, de l'utilisation de la publicité par Google et de la conservation des fichiers numérisés. Jean-Noël Jeanneney "récusait l'idée d'un monopole. Cette page est maintenant tournée", a estimé Bruno Racine.
La BNF a "un programme de numérisation de masse sur trois ans", a-t-il rappelé en faisant référence à la nouvelle version de la bibliothèque numérique de la BNF, Gallica 2, inaugurée en mars. 300.000 ouvrages doivent être numérisés en trois ans. "C'est notre priorité dans l'immédiat et à moyen terme", a-t-il souligné.

Le ministère de la Culture "prend acte"
De son côté, le ministère de la Culture "prend acte" de l'accord intervenu entre Google et la ville de Lyon. "Des accords de partenariat technique avec Google, pourquoi pas ?", a-t-on déclaré au ministère, le 11 juillet. "Il n'y a pas de réaction offusquée. On prend acte", a-t-on ajouté de même source. "On se méfie un peu des annonces de chiffres : 500.000 documents (numérisés par Google), mais en combien de temps ? Sous quelle forme ? Quel sera le mode d'accès à ces documents ?", s'est interrogé le ministère.

Par ailleurs, la bibliothèque numérique européenne, Europeana, doit être lancée en novembre avec au moins deux millions d'ouvrages en ligne. "Il n'y a aucune raison aujourd'hui de craindre que l'accord entre Lyon et Google compromette ces priorités", a déclaré Bruno Racine. "Si j'ai un vœu à former, c'est que ces données numérisées (par Google) puissent être versées un jour prochain à la bibliothèque numérique européenne", a-t-il ajouté.

jeudi 10 juillet 2008

Colmatage d'une faille de grande envergure sur les serveurs DNS

Sécurité - Microsoft, Cisco, Sun, Apple, Alcatel.... Une cinquantaine d'acteurs mettent à jour leurs serveurs de noms de domaine DNS, pour corriger un problème décelé il y a plusieurs mois et tenu secret le temps de créer un patch. Il aurait permis à des pirates de contrôler des sites.

Une faille de très grande envergure, décelée au niveau des serveurs DNS gérant les noms de domaine, a été corrigée par Microsoft, Cisco Systems et Sun Microsystems, et une quarantaine d'autres acteurs tels que Alcatel, Siemens ou encore Apple.

Elle avait été repérée en début d'année par un expert en sécurité, Dan Kaminsky, directeur de la société IOActive. Pour éviter un mouvement de panique générale en la rendant publique, il a signalé sa découverte seulement aux industriels concernés. Sans donner de détails, il indique que « le degré de gravité de la vulnérabilité est mesuré par le nombre d'entreprises qui ont préparé activement un patch ». Ils seraient une cinquantaine - le US-CERT, centre d'alerte officiel du gouvernement américain, en donne la liste complète.

Quelques informations ont filtré sur la nature du problème, par l'entremise de Microsoft, et confirmées par l'expert. Il apparaît que des pirates auraient pu rediriger à leur guise les clients de banques ou sites d'e-commerce vers un serveur DNS corrompu et s'emparer de leurs données à leur insu.

Mise à jour souvent faite automatiquement

Le 31 mars dernier, relate Dan Kaminsky, 16 experts se sont réunis chez Microsoft pour plancher sur le problème. Décidant d'une publication commune synchronisée, ils ont évalué le nombre de personnes pouvant être affectées dans le monde et le temps nécessaire pour préparer un correctif ad hoc.

Microsoft propose ainsi le patch dans son dernier lot mensuel de correctifs (bulletin de sécurité MS08-037, paru mardi 8 juillet, comme Cisco. Les autres industriels concernés - ceux disposant de serveurs de noms de domaine ou de clients DNS (AT&T, Akamai, Juniper Networks, Netgear, Nortel et ZyXEL) n'ont pas encore annoncé la sortie de patches ou correctifs.

La mise à jour sera appliquée automatiquement sur la plupart des systèmes, ou devra l'être impérativement dans un délai de 30 jours dans les cas où elle se fait manuellement. Les FAI, également concernés, vont également appliquer les mises à jour sur leurs systèmes. A noter que les routeurs utilisés par les particuliers ne sont pas affectés.

La période de 30 jours est un délai de précaution, indique Dan Kaminsky, qui compte donner tous les détails techniques sur la faille lors des conférences sur la sécurité Black Hat 2008, organisées les 7 et 8 août à Las Vegas.

Pour aider, Dan Kaminsky a mis en ligne un outil permettant de vérifier la vulnérabilité des systèmes.

jeudi 3 juillet 2008

Au sommet du Mont-Blanc, des femmes unies autour d'une Europe écologique

laprovence.com


Des Européennes ont déployé mardi une bannière appelant à une UE écologique sur le sommet du Mont-Blanc (4.810,90 m), au premier jour de la présidence française de l'Union européenne.

Ces Européennes faisaient partie d'une cordée de 26 femmes, dont 23 ont atteint le toit de l'Europe, dans le cadre d'une opération organisée par les ministères français des Sports et de l'Ecologie et destinée à inscrire la présidence française de l'UE sous le signe du développement durable.

Le déploiement de cette bannière, sur laquelle on pouvait lire: "vers une UE écologique" a coïncidé par hasard avec celui d'un portrait de l'otage franco-colombienne, Ingrid Betancourt, transportés par des alpinistes français qui ont sympathisé avec les Européennes en route vers le point culminant de l'UE.

"On a discuté du cas Betancourt avec des Européennes qui étaient sensibles à sa cause", a expliqué à l'AFP l'alpiniste de renom, Lionel Bonnel, qui a hissé, en compagnie de trois autres alpinistes, le portrait de Mme Betancourt (environ 5 mètres de long pour 1 de large).

"Au sommet, on a retrouvé des Européennes qui avaient déployé une banderole de l'UE. Elles étaient contentes qu'on soit là. On a déployé le portrait d'Ingrid à côté", a poursuivi M. Bonnel, champion de ski-alpinisme.

"On était monté pour Ingrid mais d'associer sa cause avec la cause européenne sans s'être mis d'accord, le hasard fait bien les choses", a-t-il ajouté.

De leur côté, les premières Européennes, parmi lesquelles l'aventurière française Laurence de la Ferrière, Manuela Di Centa, députée italienne et ex-championne de ski, et la secrétaire d'Etat aux Sports slovène Magdalena Sverc avaient atteint le sommet du Mont-Blanc peu avant 7H00, sous un temps ensoleillé légèrement venteux.

"Je suis très fière d'être sur le toit de l'Europe et de transmettre la présidence française de l'Union européenne à la France", a déclaré Mme Sverc, dans une interview téléphonique avec l'AFP.

"C'est magnifique, on peut espérer que l'Europe soit aussi belle que ce sommet", s'est de son côté exclamée Mme de la Ferrière, figure de proue de la cordée, détentrice du record mondial d'ascension de l'Everest sans oxygène, qui va prochainement devenir l'un des responsables de la base Dumont d'Urville en Antarctique.

La France s'est engagée à faire du développement durable l'une des priorités de sa présidenceet espère parvenir à un accord sur le paquet "climat-énergie".

"J'ai envie de dire que si nous réussissons à gravir le Mont-Blanc, j'espère que nous serons fichus de parvenir à adopter ces mesures qui sont indispensables pour nous, nos enfants", avait déclaré lundi Pia Buccella, 58 ans, une responsable de la Commission européenne, qui a participé à l'ascension.

Cet évènement européen visait également à célébrer le bicentenaire de la première ascension féminine du Mont-Blanc par Marie Paradis, le 14 juillet 1808.